Baroness – Purple

Commençons cette année 2016 avec l’album que j’ai le plus attendu en 2015. Je vous présente Purple de Baroness, un de mes groupes fétiches. Purple est le quatrième album du groupe américain et poursuit la thématique récurrente des couleurs représentées sur les pochettes et dans les noms des albums après Red Album (2007), Blue Record (2009) et Yellow & Green (2012).
Mais cet album marque un nouveau début dans le groupe, car Nick Jost (bassiste) et Sebastian Thomson (batteur) sont les deux nouveaux musiciens depuis que Summer Welch et Allen Bickle sont partis suite à un accident pendant leur tournée en 2013.

La continuité de Yellow & Green ? Un mélange du Red et Blue ?Je vais arrêter de tergiverser et enfin formuler ma critique de cet album.

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En premier lieu, il faut préciser que pas mal de fans de la première heure étaient assez déçus à la sortie de Yellow & Green, car le son sludge/hardcore du groupe étaient devenus beaucoup plus mélodique et pas mal de morceaux étaient même joués en acoustique ! Je me souviens même avoir entendu un de mes amis appeler cet opus leur album « Nickelback ». Donc Purple était aussi bien attendu que redouté par certains.

À la première écoute, c’est un album de rock Stoner et Progressif qui s’écoute facilement. On le lance, les chansons s’enchaînent toutes seules et on ne sent pas l’album passer. Il y a cependant des chansons qui retiennent notre attention pendant l’écoute. Les deux singles de l’album en font notamment partis, Chlorine and Wine et Shock Me.
Quelque chose qui a retenu mon attention étaient les premières notes de l’album même. J’ai eu l’impression d’entendre une mélodie similaire à celle des chanson de Yellow & Green. Mais la batterie arrive de nulle part et piétine cette mélodie, puis s’enchaîne une chanson qui ressemble au style du Blue Record. J’ai l’impression que le groupe a voulu repartir vers ses sources et l’annonce dès le début du disque.

La voix de John Baizley, reconnaissable entre toutes revient avec puissance sur cet opus. On sent aussi qu’il a pris en maturité. Ce n’est plus le jeune qui voulait faire du bruit dans sa cave avec sa guitare. Son comparse, Peter Adams, le rejoint à la voix pour des harmonies qui sont caractéristiques du groupe et les deux jouent aussi leurs duos de guitares en harmonie, ce qui fait également partie des composants classiques du groupe.
La conclusion de l’album se compose d’une ballade suivi d’une piste très courte où une voix robotisée annonce « J’ai réussi, j’erre dans un monde aux dimensions sans limite. »

Pour ma part ce fut un plaisir que de ré-entendre ce qui fait le son « Baroness ». Les harmonies de voix et les harmonies de guitares sur une rythmique lourde, mais prenante. À quand pour « Orange » ?

Stoner Metal

Le stoner rock, desert rock ou encore stoner metal, est un sous-genre du rock et du metal se caractérisant par des rythmiques hypnotiques, simples et répétitives, une basse très lourde, un chant mélodique, et une production « rétro ». Il combine des éléments de doom metal, rock psychédélique, blues rock, acid rock et heavy metal. Le stoner émerge et devient très populaire au cours des années 1990 avec les groupes Kyuss et Sleep.

Wikipedia – Stoner Rock

Comme pour le doom metal mais en plus rapide et en beaucoup moins triste. La plupart du temps ils fument des cigarettes bizarres qui les rendent encore plus joyeux. […] Comme ils sont un peu « fatigués », ils aiment pas trop les airs de guitare compliqués, c’est pour ça que souvent ils mettent la basse en avant, parce qu’il y a moins de cordes et que c’est plus facile à jouer. Dans ses paroles, le chanteur parle des petites gélules qu’il prend pour mieux dormir et des cigarettes marrantes qu’il fume avec ses copains. Le batteur ? Il tape le plus fort possible en faisant la grimace.

Topito – Top 10 des différents styles de metal expliqués à mon fils

Le Stoner est un genre de mélange entre le Heavy Metal et le Rock psychédélique, né dans les années 1990, notamment en Californie. […] Une des particularités de ce style c’est le son des instruments très lourds. On voit même des guitaristes se brancher sur des amplis basse pour accentuer cet aspect, et on retrouve aussi beaucoup d’autres effets sur la guitare. Au niveau du chant, c’est en voix claire et l’enregistrement de la voix ce fait souvent de façon assez « rétro » […]. Musicalement, le Stoner se caractérise par des rythmiques assez simples et hypnotiques, à la façon du Rock psychédélique, mais en plus agressif et avec plus de distorsions […].

Metalliquoi ? – Episode 8 : Les styles de Metal (partie 4)

Sludge Metal

Le sludge metal, ou simplement sludge, est un sous-genre de metal essentiellement apparu autour de la Nouvelle-Orléans au milieu des années 1980. Le genre mêle des éléments de doom metal et punk hardcore, et parfois de grunge et de noise rock. Les groupes de sludge metal se lancent initialement dans une musique lente et pessimiste, généralement caractérisée par des rythmes lourds et une atmosphère sombre, une instrumentation simplifiée, et des paroles souvent chargées de messages nihilistes. Le terme « sludge » est utilisé pour désigner le son de guitare dit « boueux » dû notamment aux fortes distorsions et fuzz associés au son volontairement sales dans la pure tradition du punk hardcore et du metal extrême.

Wikipédia – Sludge Metal

Le sludge, c’est comme du doom mais joué par des bûcherons venus du death, tu me suis ? […] tu sais quand tu vas jouer dans le jardin quand il pleut et que tu te roules dans la boue ? Voilà, le sludge c’est ça, sauf qu’ils boivent beaucoup de whisky, comme papy.

Topito.com – Top 10 des différents styles de Metal expliqués à mon fils

[…] le Sludge, un genre de Metal mixé avec du Punk et je sais pas quoi…

Metalliquoi ? – Episode 8 : Les styles de Metal (partie 4)

Doom Metal

Le doom metal est un genre musical fortement influencé par les premières chansons de Black Sabbath, ce dernier ayant lancé les prémices du doom metal avec des chansons telles que Black Sabbath, Electric Funeral et Into the Void au cours de la première moitié des années 1980, et un certain nombres de groupes sont apparus en Angleterre (Pagan Altar, Witchfinder General), aux États-Unis (Pentagram, Saint Vitus, Trouble) et en Suède (Candlemass, Count Raven) ont aidés à définir le doom metal.

Wikipedia – Doom Metal

Le doom c’est comme quand mamie va à l’Eglise à pied le dimanche avec ses amies : c’est très lent et ça parle beaucoup de la mort. On ne peut pas dire que les doomeux soient des gens très joyeux et ils sont tout le temps très très fatigués. C’est pour ça que quand ils font des concerts ils ne jouent que deux morceaux (et ça dure déjà 5h). Le chanteur peut imiter le cochon comme pour le death metal ou bien chanter comme quand papa il imite l’opéra dans la douche. Le batteur tape le plus lentement possible en faisant la grimace.

Topito.com – Top 10 des différents styles de Metal expliqués à mon fils

Alors le Doom Metal, […] est une mutation du Heavy Metal dont on peut situer la naissance dans les années 1980. Mais puisqu’on aime bien chipoter, on peut aisément remonter à la source et prendre le premier album de Black Sabbath, comme manifeste précoce du Doom Metal. […] Il faut dire qu’au tournant des années 1970 et 1980, la mode chez le metalleux consiste à rivaliser de vitesse et à redoubler de violence. […] Et c’est là que le Doom devient intéressant, puisqu’il prend le contre-pied total de cette tendance. Au contraire, on ralentit le tempo et on alourdit le son. Pour les non-anglophones, « doom » signifie « désolation », voire carrément « malédiction », alors justement, on en fait le plus possible pour donner une ambiance désolée à cette musique.

Enjoy the Noise – #11 Anathema

Le Doom, c’est un style qui s’est beaucoup inspiré des chansons lentes et pesantes du Heavy Metal traditionnel, comme on retrouve chez Black Sabbath, par exemple ; et les guitares et les basses sont souvent accordées plus grave pour appuyer encore plus cette atmosphère.

Metalliquoi ? – Episode 8 : Les styles de Metal (partie 4)